Le commencement.

Le commencement.
Comme il faut trouver un début, c'est moi qui m'y colle (et comme c'est un peu mon idée à la base faut que j'me tape la corvée de la présentation...).
Ce blog est tout simplement tenu par un certain nombre de personnes, d'ages, de sexe, de villes, de styles, de mode de pensée (E.T rentrer maison), de façon de parler et de façon d'écrire différents.
Chaque personne ayant le mot de pass de ce blog est un de ses rédacteurs et par la même occasion possède son petit personnage à lui.
Le but de ce blog : écrire une grande histoire, rencontrer des gens, découvrir et faire découvrir des choses.
Quelques impératifs : chacun à son personnage, mais tous les personnages doivent avoir un lien entre eux, pas de SMS pask parlé com sa c pa térib, se laisser aller.
Bonne lecture à tous ceux qui passeront sur ce blog, et petite information : lacher des coms ne tue pas, ou du moins n'a pas encore tué.


GrOsSeNaT : Vous pouvez aussi m'appeler Nat. Sans doute la plus jeune, 15 ans (le 11 mars), toutes mes dents (je remercie mon orthodontiste, après 3 ans de chemin de fer j'ai le sourire Colgate). Moi je m'occupe de Jérôme.

:Loupiotte
M'apelle Mimi (oui bon c'est qu'un surnom :p),
J'ai euuuh *compte sur ses doigts* 16 ans moins quatre mois (ou 15 ans et 8 mois au choix x) ),
Bon bref, mon 'tit perso na moi s'apelle Shizumie (Shizu' pour aller plus vite ^^)

Mouah (oui comme le rire diabolique mouah mouah mouah) c'est kler, ou claire si vous préferez. J'ai eu mes 15 ans, y'a pas si longtemps que ça, 2 mois demain...
Mon personnage, ou plutôt ma, est dépressive ,entre autre, et se fait appeler Ange.

DS : Moi je suis la doyenne de cette petite troupe.
Je m'appelle Laura (Et non, mon pseudo n'est pas un signe de prétention)
J'ai 17 ans et j'en suis fière même si je les fait pas.
Je m'occupe du couillon pas si couillon, Vincent.

# Posté le mardi 20 février 2007 18:17

Modifié le dimanche 25 février 2007 09:41

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"Bonjour mon chéri!"
Jérôme grogne. Encore cette nuit, il a mal dormis. Ce matin il est fatigué. Sa mère lui ébouriffe tendrement les cheveux, d'une longueur acceptable. Trois ou 4 centimètres.
"Arrêtes, tu me décoiffes!
-Pour ce que tu te coiffes mon chéri, lui dit-elle en souriant.
-Je suis pas ton chéri.
-D'accord mon chou."
Il soupire et s'assoit sur son tabouret. Il boit son jus d'orange. Son père entre. Il est lavé, coiffé, parfumé, habillé, prêt. Il n'attend plus que son café, comme tous les matins.
"Salut papa.
-Bonjour jeune-homme. Mon café est prêt?"
Question inutile, il est déjà en train de prendre la cafetière pour se verser une tasse. Les vieilles habitudes, sûrement. Jérôme termine son prince, et se lève de table.
"Jérôme?
-Oui papa?
-Tu pourras passer à l'hôtel après ta sortie? J'aurais besoin de toi pour m'aider dans la paperasse, entre les clients qui veulent me parler pour me suggèrer des amélioration, les clients auxquels je veux parler pour les engueuler, surtout la blondasse de la 325, hier soir elle est encore rentrée bourrée et m'a foutu un bordel innomable! Bref, tu peux?
-Oé.
-Merci, Bonne journée tout le monde!
-Bonne journée François."
Comme tous les jours, il devra passer à l'hôtel. Pourquoi cela changerait? Ca va faire bientot 2 ans que c'est comme ça. Il va dans la salle de bain, et prend une douche. Sous l'eau, il pense à son après midi. Il va voir Fabien. Ils vont parler de tout et de rien, sur un fond de rap, même si il n'aime pas trop le rap. D'ailleur, Fabien, c'est pas vraiment son pote. Mais c'est la seule personne avec laquelle il s'entend. Il sait très bien qu'il est son bouche trou, mais il s'en fout. Il préfère ça que d'être tout seul.
Une fois qu'il a terminé sa douche, il se regarde dans le miroir. Comme il se lave à l'eau froide, il n'y a pas de buée. Il se trouve pas trop mal. Deux ou trois boutons qui traîne de sa poussée acnéique de ses 15 ans, des yeux verts un peu éteints, les cheveux bruns qu'il ne coiffe jamais. Ca va quoi, il plait pas spécialement aux filles, enfin on lui a jamais fait d'avances, mais il s'en fout. Il s'en fout de tout, de toute façon. Il est pas très compliqué. Et puis quand il voit les filles de son lycée, la plupart son des pétasses toutes habillées pareilles ressemblant à des abeilles et qui se trouvent différentes des autres, ou alors y'a pleins de filles qui mettent des fringues hideux, sombres, qui sont trois fois trop maquillées et qui se font appeler gothiques. Y'a aussi les classiques mais trop timides pour attirer son attention, ou encore, les débraillées qui ont un look qui ressemble à rien. C'est pas la folie.
De toute manière, il a jamais été amoureux, il a jamais eu de vrais amis, il ne s'en ait jamais plaint, il s'en fout.
"Jérôme!! Bordel de merde, sors de là j'dois me préparer je vais être en retard!"
Sa soeur. Sophie. Plus jeune que lui d'un an, brune, yeux verts, belle, chiante, mais sans aucun doute une des rares personnes dont il ne s'en fout pas. Il sort de la salle de bain, pas plus frais qu'avant, prend son sac, met ses basket et lance un "salut à se soir" à sa mère et passe la porte.
Nous sommes en mars, il fait 16°, grand soleil, Jérôme Farnier, 17 ans, célibataire, s'en fout totalement de sa vie, se dirige vers la maison d'un de ses non amis, sans aucun but particulier dans sa vie monotomne pleine de clichés et de routine.


GrOsSeNaT.


Soyez indulgents avec ma photo, je l'ai fait toute seule sur photofiltre c'était mon premier essais.
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# Posté le jeudi 22 février 2007 13:56

Modifié le dimanche 25 février 2007 08:46

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Il est 8 :00.
Je titube, m'accroche à la rampe de ces putains d'escaliers trop grands. Merde ! Je me suis vautrée, c'est le maître d'hôtel et le portier qui me traînent par les bras jusqu'à ma chambre (royale, bien sur). Je leur gerbe aux pieds, un dégeulis orange qui m'arrache la gorge et me secoue les trippes. Ils gueulent, sûrement.

12 :00 Je suis sur ce grand lit. La pièce tourne. Je tends le bras, j'attrape le di-antalvic, vide. C'est comme ça tout le temps, je sors, je bois, je me drogue, je rebois, je reprends d'la coke, je danse, je les baise un par un. Ils me prennent pour Barbie, ok chéri, t'en que t'as la même bite que Ken. Ma tête, mes yeux, mon ventre. Je gerbe, je gerbe pour tous ces enculés de mecs à la con, leur verge et ma connerie. Putain, ça pue. J'appelle la réception, je tombe sur ce pourri de bourge :
« Oui ?
- de l'efferalgan, par boîte de 2. »
J'raccroche, je l'emmerde ce claudo et ces remarques à la con. Mon portable sonne :
« Ta gueule ! »
Il sonne encore, maintenant il vibre, pire que mon god :
« Allo ?
- Ange chérie, c'est moi, Nancy ! Alors avec Jiiiiiii-Chouuuuu ? »
J'raccroche, si j'avais répondu, j'l'aurai baisé par mes mots, je veux gueulé face à l'indifférence de ce monde, c'est bête, vraiment, je suis conne, alors je me tais.
Blonde platine, Botox parfait, silicone en masse, liposuccion du bide, des cuisses, épilation à la brésilienne, mini-jupe de grosse pute. Humm, j'suis bonne.


Kler.

# Posté le vendredi 23 février 2007 09:21

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7h45

J'écoute ma musique, la tête appuyée sur la vitre du car en regardant les gouttes rouler. C'est froid ...
J'ai hâte de sortir d'ici, l'odeur des autres et du siège me rendent malade. Je m'étire bruyamment en foutant un gros coup de coude à mon voisin. Il râle, je ne sais pas ce qu'il me dit. J'écoute pas et je m'en fous, je lui répond avec un sourire. Il roule des yeux l'air de dire : « Quel abruti ce type ...»
Normal, je suis un abruti. Du moins je fais croire que j'en suis un.
Le car s'arrête je descend et je baille sans retenue. Des mecs viennent me serrer la main et des filles me faire la bise. Je les connais même pas mais si ça les amuse ! Ils me prennent pour quelqu'un de « cool ». Qu'est-ce que j'en ai a foutre d'être cool... Du moment qu'on me lâche la grappe.
Une fille braille trop fort alors je monte le son de mon I-pod, elle n'arrête pas de me fixer. Laisse tomber ma grande, tu m'intéresses pas avec ton Gloss, tes talons et ton parfum super cher qui chlingue les magasins de pétasses...
Je me casse et vais rejoindre mon groupe. Je ne dis pas « amis » parce que je ne sais pas si on l'est vraiment, il ne me connaisse pas sous mon vrai jour.
Je m'approche et commence mon jeu ...
Je leur balance mon grand sourire niais, je parle fort et je saute sur un pote pour le faire tomber en arrière. Il fait un mètre quatre vingt et il tombe sous mon poids, ridicule.
« T'as la forme Vince on dirait !» J'en sais rien, je lui réponds avec le même sourire et un regard éveillé. Il se marre, ils se marrent tous et me sortent des blagues ou des trucs qui leurs sont arrivés. C'est fou ce que ça peu ressembler à ce qui m'arrive ou a ma façon de raconter.
Mais pourquoi ils veulent faire pareil ? Mes conneries n'ont rien de marrant.

8h00

La sonnerie du lycée retenti. Direction la salle de cours, je ne suis pas d'humeur à faire le con, mais vu comment ils me regardent, je vais être obligé pour éviter les questions...
J'ai la flemme de mettre mes lunettes, je m'enferme dans les chiottes avant d'aller à ce cours de merde et je me plante devant un lavabo pour mettre mes lentilles.
Mes yeux ont l'air moins sombres avec ... Ils sont même bleus pétant.
Je prends mon air niais et je me fixe dans le miroir. Alors c'est à ça que je ressemble avec mon masque ? Un nabot de dix sept ans avec des cheveux noir coiffés avec du gel comme tout le monde mais avec un épis unique au milieu du crâne, impossible a aplatir, des yeux bleus... Voir un peu gris quand c'est vu de profil.
Un gars cogne la porte : « Bon Vincent, tu bouges ton cul ? »



DS
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# Posté le dimanche 25 février 2007 09:43

Modifié le dimanche 25 février 2007 10:32

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"Fais chier!"
Une heure et quarante-sept minutes. Et il attend encore Fabien. Il tape dans un caillou. Là, il s'en fout pas.
"Quel connard!"
Il sort une feuille de son sac et un stylo. Il écrit rapidement, plie la feuille et note "Fabien", puis la met dans la boîte aux lettres. Il part, furieux.
"Merde quoi!"
Il fait assez chaud. Une petite brise ébouriffe un peu ses cheveux. Il à l'air parfaitement calme, mais à sa façon de marcher on sentirait qu'il est un peu énervé. Mais ça ne reflète que très peu sa colère interne. Bien que d'une nature très calme, Jérôme en a marre. Marre d'être pris pour un con.
Il ne sait pas où il va, il se dirige instinctivement vers l'hôtel, mais il se rend compte que malgré le temps qu'il est resté à attendre, il lui reste encore à peu près trois heures de libres. Et pour être franc, il n'a pas vraiment envie d'aller s'occuper de la paperasse d'un hôtel pour richoux.
Il tourne donc, au détour des rues de Paris, au hasard. Il pourrait se perdre mais il sait qu'il arrivera à retrouver l'hôtel. Il ne pense plus, il regarde les gens autour de lui, puis il voit un banc. Un banc, simple, en fer forgé, dont la peinture noir s'écaille un peu. Un banc parisien.
Des gens passent, les minutes s'écoulent, il est midi. Déjà. Il a observé, toutes ces personnes, à l'air contrarié et dur, pressés, marchant tous de ce pas rapide de personne en retard. Même les pigeons avaient l'air pressés. Ca lui ferait presque peur.
Il se lève doucement du banc, et va au café d'en face. Il voit le serveur qui le regarde comme s'il était d'un autre monde, pourquoi? Peut être parce qu'il a passé environ deux heures sur le banc là, le regard perdu dans le vide, parfois souriant sans raison, et que cette personne étrange vient dans son bar. Pour quoi faire?
"Bonjour, je voudrais un jambon/fromage/tomate/salade/mayonnaise s'il-vous-plait.
-Mmmmh... Bien sûr jeune homme. Autre chose? Une boisson?
-Euh...
-Je te conseille une diabolo menthe."
Jérôme se retourne, derrière lui, une jeune femme, vingt-trois ans au plus, rayonnante. Elle lui sourit, et il lui sourit aussi.
"Un diabolo menthe.
-Ca vous fera 5 euros cinquante. Voila, merci."


GrOsSeNaT.
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# Posté le mercredi 14 mars 2007 13:41

Modifié le dimanche 18 mars 2007 04:55